Bulletin d’information n°2 CDAC Meudon

bulletin 2 CDAC Meudon

1) Qui sommes-nous ?

Notre Comité de Défense de l’Avenue du Château à MEUDON est créé dès le mois de mai 2010 pour la préservation du site, à l’initiative notamment d’un astrophysicien à l’observatoire de Paris Meudon, d’une expert comptable, d’une journaliste économique, d’une senior consultant chez Cap Gemini et du P. D. G. d’une entreprise de haute technologie. Puis ce comité se dote d’une existence juridique en se transformant en association de la loi de 1901, en novembre 2010.

Le conseil d’administration comprend :

  • Marie Olga Bosse, présidente
  • Martine Denoune, trésorière
  • Georges Royer, secrétaire général

2) Activités du comité et dernières nouvelles :

  1. En deux mois le Comité a déjà reçu près de 100 adhésions. Chaque jour, de nouveaux adhérents nous rejoignent.
  2. La présidente et le secrétaire général continuent leur action devant le tribunal administratif pour s’opposer à l’abattage des tilleuls et à la disparition de nombreux parkings. La Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC), se défend toujours en s’appuyant sur les mêmes arguments :
    1) ces arbres seraient vieux : or ils ont entre 25 et 120 ans alors que la durée de vie d’un tilleul est de 1000 ans (donnée scientifique certifiée lors de l’exposition « les arbres », de septembre 2010, au Sénat).
    2) ces arbres seraient dangereux : c’est faux car un examen des arbres coupés a démontré qu’ils étaient sains. Cela a été confirmé par des scientifiques de haut niveau. Et pendant 10 ans, ces tilleuls ont résisté à toutes les tempêtes !
  3. Nous établissons des contacts fructueux avec des associations et des experts qui défendent les arbres et l’environnement.
  4. Inquiets des travaux qui devaient commencer sur les réseaux d’assainissement entre les grands tilleuls du bas de l’avenue du Château, nous avons reçu des services de Grand Paris Seine Ouest, des assurances réelles : des précautions seront prises pour que le creusement des tranchées ne cause pas de dommages aux tilleuls ; les travaux avanceront par tranche de 10 mètres pour limiter les inconvénients des riverains ; les allées seront refaites sur le site concerné. Il est possible de restaurer les allées, sans massacrer les arbres !
  5. Un panneau purement informatif, installé avenue du Château pour faire connaître le contenu du jugement du tribunal administratif ordonnant la suspension des travaux, a été enlevé à la demande de la DRAC. Il n’est pas normal de faire obstacle à la connaissance du jugement d’un Tribunal de la République. Nous avons donc protesté vigoureusement auprès du maire et nous vous demandons de faire de même individuellement.

BULLETIN D’ADHESION au C.D.A.C. 1 avenue du Château 92190 MEUDON.
Nom : Prénom : Signature :
Adresse :
Téléphone : E- Mail :
Adhérer : 5 € ( chèque ou espèces). Cotisation de membre bienfaiteur : ………… (indiquer la somme)
Comité de Défense de l’Avenue du Château
1 avenue du Château 92190 Meudon

3) Lettre d’une riveraine (qui rejoint en tous points l’analyse du C.D.A.C.) :

Indignée par un article paru dans Chloroville, Mme B…, riveraine habitant depuis très longtemps avenue du Château et, comme vous le constaterez, connaissant bien et aimant les tilleuls, nous a autorisé à diffuser sa lettre : « En réaction à votre article est signé L.R. paru dans le dernier « Chloroville » concernant la rénovation de l’avenue du château, je me permets de faire la réflexion suivante : « quand on ne veut plus de son chien, on dit qu’il a la gale. » J’ai du mal à comprendre avec quelle facilité l’auteur cautionne cet abattage systématique de tous les arbres de l’avenue en mettant en avant des arguments comme les dégâts occasionnés par les déjections canines ou encore le fait qu’un arbre vivant en milieu urbain ne pourrait pas dépasser un âge de 80 ans. Vu sous cet angle, il faudrait donc procéder à un abattage d’urgence de la plupart des arbres du bois de Boulogne et de Vincennes à la fois, sans oublier les platanes multicentenaires qui bordent la Seine. Concernant l’avenue du Château, on ne peut pas vraiment considérer qu’il s’agit d’un milieu urbain puisqu’elle se trouve en bordure du bois de Meudon et qu’elle est entourée de maisons et de bâtiments bas avec jardins. Quoi qu’il en soit, même en milieu semi-urbain, chaque arbre, et en particulier les grands et anciens sujets, a un rôle primordial dans l’écologie locale et contribue à ce qu’on appelle le poumon urbain. D’autre part, contrairement à ce que vous avancez, les sujets anciens sont bien plus résistants à la pollution et à la sécheresse puisqu’ils seront en mesure de s’approvisionner en eau par les nappes phréatiques à l’inverse des jeunes sujets qui doivent constamment être arrosés pendant les premières années. On ne détruit pas un patrimoine écologique de cette importance pour des raisons esthétiques, d’alignement ou de circulation.
L’avenue du Château est un monument. Elle ne l’est pas parce qu’elle est constituée d’une allée centrale et de deux contre-allées mais parce qu’elle est bordée de quatre rangées de tilleuls plus que centenaires qui dotent Meudon d’un des points d’attractions régionaux les plus appréciés, un véritable monument végétal.
N’oublions pas la campagne de replantation d’arbres adultes transplantés à grands frais (aux frais du contribuable) il y a une vingtaine d’années. Tous ces arbres ont très bien pris et se sont remarquablement développés. Est-ce bien raisonnable de vouloir abattre ces arbres aujourd’hui ?
Venons-en aux maladies des arbres. Tous les riverains ont pu le constater lors des abattages dits « d’urgence », aucun des sujets abattus, à une ou deux exceptions près, n’était malade et les troncs étaient sains jusqu’à la base, photos à l’appui.
Les expertises qui ont été réalisées furent toutes commanditées par des organismes qui souhaitaient voir disparaître nos arbres. Il est clair qu’il faut impérativement rénover les contre-allées qui sont dans un état de délabrement avancé et représente un danger pour les piétons bien plus sérieux que les branches tombantes que vous évoquez dans votre article. Faut-il pour autant entreprendre des travaux aussi monumentaux ?
Lorsque l’avenue a été rénovée la première fois, il y a une vingtaine d’années, des gros travaux de terrassement, d’aménagement et de revêtement ont été effectués sans pour autant que les arbres aient été endommagés. En effet les précautions nécessaires à leur protection avaient été prises.
L’association des amis de l’avenue du Château avait fait plusieurs contre-propositions mettant en oeuvre des revêtements plus économiques et mieux adaptés aux besoins. Toutes ces propositions ont été refusées par la DRAC. Pourquoi ?
En conclusion, je pense que nous devrions plus réfléchir à la valeur que représente de nos jours la nature dans une ville età quel point elle est indispensable à notre bien-être et à notre qualité de vie. »

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