Compte rendu réunion du 13 octobre 2015

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Voici le compte rendu de la réunion d’information au sujet des travaux qui allaient débuter: vous constaterez qu’il n’y avait aucune objection possible et encore moins de concertation.
 »          MINISTERE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION

 

Paris, le 30 octobre 2015

Direction régionale

des affaires culturelles d’ Ile-de-France

 

 

 

 

 

Affaire suivie par :

Service :

Tél :

Courriel :

Réf :

 

 

Nathalie Gillès de pélichy

Conservation Régionale des Monuments Historiques

01 56 06 50 41

nathalie.de-pelichy@culture.gouv.fr

NGP/DC/ 10- 2015

 

Réunion du Comité de pilotage de

 

l’ avenue du Château à Meudon

 

13 octobre 2015

 

Compte-rendu de séance

 

Participants :

 

-Philippe Maffre : sous-préfet d’Antony ; philippe.maffre@hauts-de-seine.gouv.fr

06 07 65 19 93

-Jocelyne Rigal-Sastourne : sous-préfecture d’Antony ;

jocelyne.rigal-sastourne@hauts-de-seine.gouv.fr

- Jean-Pascal Lanuit : directeur régional-adjoint des affaires culturelles d’Ile-de-France

jean-pascal.lanuit@culture.gouv.fr ; 01 56 06 51 07

-Dominique Cerclet : Conservateur régional des monuments historiques d’Île- de-France ; dominique.cerclet@culture.gouv.fr ; tél : 01 56 06 50 32

-Nathalie Gillès de Pélichy : chef du bureau des affaires générales, CRMH d’Île-de-France ;nathalie.de-pelichy@culture.gouv.fr ; tél : 01 56 06 50 41

-Michaël de Saint-Chéron : Bureau des affaires générales, CRMH, michael.de-saintcheron@culture.gouv.fr

-Jean-Michel Guilment : Bureau de la conduite d’opérations, CRMH

jean-michel.guilment@culture.gouv.fr

-Agnes Blondin : architecte urbaniste de l’État, CRMH

- Christian Bénilan : chef du STAP des Hauts-de-Seine ; christian.benilan@culture.gouv.fr

-Jean-Michel Sainsard : expert jardinier, Bureau de la conservation du patrimoine immobilier et des jardins, sous-direction des Monuments historiques et des espaces protégés ; jean-michel.sainsard@culture.gouv.fr

- Pierre-Emmanuel Savatte : chef du service régional de la forêt, du bois, de la biomasse et de la biodiversité, DRIAAF d’Ile-de-France ;

pierre-emmanuel.savatte@agriculture.gouv.fr

- Hervé Marseille : sénateur-maire de Meudon

- Denis Larghero : maire-adjoint ; Vice-président du CD 92 ;

dlarghero@hauts-de-seine.fr

- Francis Villadier : conservateur du patrimoine ville de Meudon ;

francis.villadier@mairie-meudon.fr ; 01 46 23 87 13

- Franck Deruère : directeur des Services techniques Ville de Meudon

- Daniel Lefèvre : architecte en chef des Monuments historiques ;

lefevre-architectes@lefevre-architectes.com ; 01 40 62 68 90

- Daniel Mouranche : Vivre à Meudon dmouranche@wanadoo.fr

- Bernadette Muracrible : Vivre à Meudon ; 01 46 26 16 43

-V Laban : Comité de défense de l’avenue du Château

-Marie-Olga Bosse : Comité de défense de l’avenue du Château ;

olgabosse@gmail.com

Georges Royer : CDAC

- Henri Fessou : AAAC (Association des Amis de l’Avenue du Château)

henri.fessou@voila.fr

- Daniel Thouvenin : AAAC ; thouvenindaniel@orange.fr

-Bernard Chemin : Président du Comité de Sauvegarde des Sites de Meudon ; cheminbernard@neuf.fr

-Michel Colchen : Président d‘honneur du CSSM; michel.colchen@wanadoo.fr

-Michel Jantzen : Président d‘honneur du CSSM;

01 46 26 12 73; michel.jantzen@wanadoo.fr

 

 

Philippe Maffre ouvre la séance en rappelant l’objet de cette réunion qui est de présenter aux associations de Meudon le projet de l’architecte en chef des Monuments historiques sur les contre-allées de l’avenue du Château, dont le lancement des travaux est prévu à compter de l’automne 2015 en maîtrise d’ouvrage de la DRAC Ile-de-France.

 

Présentation du projet :

 

Jean-Pascal Lanuit rappelle les étapes de ce projet qui s’inscrit dans le cadre des préoccupations de l’État depuis les années soixante-dix visant essentiellement à préserver le quadruple alignement de tilleuls qui participe historiquement au rayonnement de ce site, longtemps considéré comme l’un des plus remarquables d’Ile-de-France. Par ailleurs, il convient d’éviter que celui-ci ne se transforme en un vaste parking sauvage à l’intention des meudonnais. L’actuel projet qui date, lui, de 2010, s’inscrit dans le cadre du protocole d’accord signé le 31 juillet 2003  entre la ville de Meudon, l’État (DRAC Ile de France), et les associations de Meudon (CSSM et AAAC), qui prévoyait deux campagnes de restauration des alignements extérieurs des contre-allées Est et Ouest, faisant suite à une première campagne portant sur les alignements intérieurs (hiver 2003/2004). Après une interruption de cinq ans (2010-2015) du fait du contentieux ayant opposé l’État et deux particuliers, les travaux vont reprendre – les juges d’instance et d’appel ayant validé le projet – selon le calendrier prévisionnel suivant : une tranche ferme sur la contre-allée Est, qui se déroulera entre l’automne 2015 et le printemps 2016 et, dans un second temps, une tranche conditionnelle sur la contre-allée Ouest qui se déroulera de l’automne 2016 au printemps 2017.

 

Danièl Lefevre, architecte en chef des Monuments historiques, présente le projet en précisant qu’il s’agit du même projet qui avait été approuvé lors des comités de pilotage du 5 février et du 9 juin 2010. Il est rappelé que l’avenue du Château, telle qu’elle se présente aujourd’hui, historiquement créée par André Le Nôtre pour le Marquis de Louvois au XVIIe siècle, est pour l’essentiel un héritage du XIXe siècle. A l’origine, l’avenue se présentait alors sous la forme d’une allée sablée, les plantations étant composées de quatre rangées avec une alternance d’arbres hauts et d’ifs taillés en pyramide. La partie centrale était recouverte d’un tapis vert et n’était pas encore circulable. Au XVIIIe siècle, les ifs furent remplacés par des ormes et la partie centrale fut pavée. Mais c’est au XIXème siècle que l’avenue allait véritablement revêtir son aspect actuel avec un quadruple alignement de 520 tilleuls, en remplacement des ormes, bordant les deux contre-allées à l’Est et à l’Ouest de la chaussée centrale pavée. C’est aussi au XIXème siècle que l’avenue du Château, en tant qu’ancien domaine de la Couronne, fut rattachée au domaine public de l’État. Par ailleurs, à partir de la fin du XIX-début XXème siècle, l’urbanisation de Meudon s’accompagna d’abord de la construction de pavillons le long de l’avenue, bientôt remplacés au XXème siècle par plusieurs ensembles d’habitat collectif constitués en résidence. Cette urbanisation croissante allait rapidement poser le problème du stationnement anarchique des véhicules qui ont progressivement envahi les deux contre-allées qui bordent à l’Est et à l’Ouest le quadruple alignement de tilleuls, dont les plus anciens se sont mal adaptés à cette évolution (plus de 200 véhicules se garent aujourd’hui le long des contre-allées de l’avenue).. Au total, ne subsistent plus actuellement qu’environ 350 arbres dont l’état sanitaire apparaît à différents endroits fortement dégradé, des contre-allées présentant des revêtements particulièrement abîmés rendant la circulation difficile, un stationnement anarchique sur les deux contre-allées et un mobilier urbain vétuste. C’est pour remédier à ces différents désordres qu’est proposé l’actuel projet consistant ;

- d’une part en la restauration de l’avenue dans son état XIX et un alignement homogène considérablement dégradé depuis 1999, avec l’abattage de 146 arbres[1] et la replantation de 316 sujets, dont 172 dans les espaces laissés libres actuellement ;

- d’autre part en la reprise de l’ensemble des contre-allées Est puis Ouest (chaussées et mobilier urbain) ainsi que l’aménagement de 92 places de stationnement (8 ayant déjà été aménagées place Janssen).

Cette opération se déroulera en deux phases : à partir du 2 novembre et jusqu’en décembre 2015, aura lieu une première campagne d’élagage destinée à permettre la repousse des sujets jeunes, suivie de l’abattage de 34 arbres sur l’alignement extérieur de la contre-allée Est et leur replantation ainsi que celle dans les espaces laissés vides. A partir de janvier 2016 et d’ici le mois d’avril, il sera procédé aux travaux de voirie, incluant la création de passages suffisamment larges pour permettre l’accès des véhicules de secours, et à la mise en place d’un nouveau mobilier urbain (bornes, bancs, poubelles…). Le même phasage est prévu à compter de l’automne 2016 jusqu’au printemps 2017 pour la contre-allée Ouest.

 

Débat :

 

Pour Olga Bosse, Présidente du Comité de Défense de l’avenue du Château, ce projet ne saurait être accepté pour trois raisons essentiellement : d’une part, il paraît absurde de dépenser l’argent public pour créer des places de stationnement ; d’autre part, ce projet prévoit d’abattre des arbres jeunes et sains, ce qui est contraire à la mission de conservation du service des Monuments historiques, et qui ne laissera plus visibles, une fois les arbres abattus, que des places de parkings ; enfin, il aurait été plus prudent d’attendre que toutes les voies de recours soient épuisées dans le cadre du contentieux actuel, puisqu’un pourvoi en cassation a été formé devant le Conseil d’État qui n’a pas encore rendu sa décision.

 

Pour Daniel Mouranche, Président de Vivre à Meudon, le projet d’abattage ne saurait être davantage soutenu, notamment à l’heure de la COP21. D’une part, en raison du fait qu’on voit partout pratiquer en Europe la replantation unité par unité ; d’autre part parce que l’opération qui consiste à abattre l’ensemble des arbres au motif que quelques-uns d’entre eux sont malades équivaut à dénaturer le site. En revanche, il est souhaitable de procéder à la replantation des arbres déjà abattus et à la réfection des contre-allées dont l’état de dégradation actuel est dû à un défaut d’entretien.

 

Pour Daniel Thouvenin représentant l’AAAC, l’actuel projet est le résultat d’un long travail de concertation entamé avec la DRAC depuis 15 ans et qui a reçu l’accord de l’AAAC en 2010 dans la mesure où il permettait de reconstituer les alignements extérieurs très dégradés (50% d’arbres manquants), que les alignements intérieurs et en haut au-dessus de la rue Obeuf étaient conservés en l’état, qu’il mettait fin au désordre du stationnement et que les chaussées non rénovées depuis 40 ans étaient remises en état. Comme en 2010, l’AAAC soutient donc la mise en œuvre de ce projet.

 

Pour Michel Jantzen, Président d’honneur du Comité des Sites, il importe de rappeler que dès 1975, voici quarante ans, on parlait déjà d’une replantation totale des arbres de cette avenue qui représente le plus bel exemple d’allée à la française d’Ile de France. Si cela avait été fait dès 1975, nous aurions aujourd’hui des arbres adultes. Les arbres qui vont être abattus ont au moins quatre-vingts ans et l’avenue actuelle présente un aspect particulièrement hétérogène. Le Comité des Sites souscrit donc totalement à cette replantation. On ne trahit pas le caractère de l’avenue en replantant. Par ailleurs, il importe avant tout de conserver à cette avenue son caractère « champêtre » de promenade qui était le sien au XIXe siècle. C’est pourquoi il faut éviter de mettre des bordures en granit pour le stationnement afin de ne pas perdre ce caractère champêtre. A cet égard, il serait souhaitable de prévoir à la place des bornes en granit, de préférence aux bornes en bois qui pourrissent. D’une manière générale, le souci principal du Comité des Sites est celui du stationnement, qui constitue une véritable plaie. Il convient de rappeler que l’entreprise située avenue du Château, voici quarante ans, celle de M. Bruno Petit, avait à l’époque signé une convention pour ne pas y stationner…

 

Michel Colchen demande toutefois s’il serait possible de procéder à des abattages/replantations par séquences afin de sauver certains sujets, comme cela avait été pratiqué en 2003/2004 ? Daniel Lefèvre répond que les marchés sont passés mais qu’il n’est pas opposé au fait de sauver tel ou tel arbre qui le justifierait. Il y a eu des abattages de sécurité, il y aura des replantations concertées.

 

Daniel Thouvenin demande une clarification sur le programme d’abattage, rabattage et élagage, puisque dans les alignements extérieurs il est prévu d’abattre tous les arbres. Il demande ce qui est prévu dans les alignements intérieurs et au-dessus de la rue Obeuf, en rappelant qu’il est bien précisé dans le relevé de décision du 9 juin 2010 que le projet y exclut toute intervention et que tous les arbres dits dangereux y ont été abattus en mai 2010. Le sous-préfet assure que la réponse sera donnée ultérieurement et que ce sera précisé dans le compte-rendu.

 

Philippe Maffre précise que la finalité du projet ne se réduit évidemment pas à la construction de parkings mais vise à régénérer un Monument historique en vue de sa pérennisation. Il convient de rappeler que ces travaux sont intégralement pris en charge par l’État et que ces crédits ne sont pas assurés d’une pérennité très longue dans la situation que nous connaissons. Il est donc urgent de les utiliser. On peut comprendre les passions que suscite un tel projet mais il faut savoir raison garder. Les décisions judiciaires ont été rendues. Si l’État se lance dans ce projet, c’est après mûre analyse et la prise en compte d’un certain nombre de remarques.

 

Hervé Marseille, souligne en premier lieu la forte implication des services de l’État dans cette affaire concernant l’un des patrimoines les plus emblématiques d’Ile-de-France, équivalent à celui de Versailles. Les discussions menées depuis quinze ans ont permis de faire entendre l’ensemble des points de vue: celui de l’Etat qui ne voulait au départ aucun stationnement, celui des entreprises riveraines qui demandaient plus de stationnement, et celui d’autres riverains demandant sa limitation. Un compromis a été trouvé qui implique des procédures assez lourdes mais les meudonnais qui s’opposeraient à la mise en place des décisions de l’État doivent être bien conscients des conséquences qu’entraînera une telle attitude. Comme l’a rappelé Monsieur le sous-préfet, les budgets de l’État sont rares. Si un accord n’est pas trouvé sur cette opération de rénovation de l’avenue du Château, plus rien ne se fera car les budgets auront été mis ailleurs. Il ne faudra pas après cela se plaindre de l’état des contre-allées. Tout imparfait que puisse être ce projet, s’il n’aboutit pas maintenant, l’avenue restera dans l’état de dégradation où elle se trouve aujourd’hui.

 

Jean-Pascal Lanuit rappelle que ces arbres sont la propriété de l’État, que le Ministère de la Culture et de la Communication/DRAC Ile-de-France a la charge de conserver. A ce titre, nous avons donc une charge de restitution. Nous avons aussi signé des conventions internationales de mise en valeur des Monuments historiques. Par ailleurs, l’avenue du Château a été classée au titre des Monuments historiques en raison de la composition de son axe historique, qui est appelé à perdurer en tant que Monument historique. La DRAC souhaite prendre en compte de bonnes pratiques environnementales mais celle-ci sont subordonnées à l’objectif premier qui est la restitution de l’alignement historique, lequel est aujourd’hui menacé. Or, nous ne pouvons en discuter qu’avec des partenaires en dialogue avec nous, et donc signataires du protocole de 2003. Ceux qui n’ont pas accepté le dialogue et sont entrés en contentieux doivent assumer leur position. S’agissant du stationnement, notre préférence serait naturellement de n’en avoir aucun, mais la tolérance a été poussée, en accord avec les élus locaux, jusqu’à cent places, espérant que d’ici un siècle, il n’y aura plus aucun véhicule… Il faut à cet égard rappeler qu’un acte de 1848 reconnaissait la précarité de la possession des maisons bordant l’avenue du point de vue des servitudes de vue et d’accès, marquant bien le caractère de tolérance que revêtait le fait d’habiter avenue du Château.

 

Jean-Michel Sainsard précise ce qu’il convient d’entendre par l’axe historique constitué par l’avenue du Château. L’avenue du Domaine de Meudon a la particularité d’être partie intégrante d’un des axes les plus fabuleux de l’histoire des jardins : la grande perspective de Meudon. C’est à ce titre, de composition exceptionnelle et d’un intérêt pour l’histoire de France, de l’art et des jardins, qu’elle est protégée au titre des Monuments historiques. En aucun cas, une composition de ce type ne peut être confondue avec un aménagement urbain telle que promenade plantée ou avenue. Le végétal composant un alignement est à considérer comme un ensemble de peuplements et non une somme d’individus indépendants des uns des autres. Le végétal composant l’avenue de Meudon est sénescent, plusieurs arbres ont déjà été abattus et remplacés. L’avenue est désorganisée, il n’y plus l’unité recherchée. Il faut la reconstruire.

 

Dominique Cerclet précise que l’actuel projet est celui qui a fait l’objet d’un accord adopté en 2010 avec Mme Mazoyer. Ce projet, compte tenu des recours aujourd’hui purgés, est celui qui va être mis en place. Par ailleurs, quelques arbres pourraient, en effet, être épargnés. Nous vérifierons l’état des alignements.

 

Christian Bénilan rappelle que les contre-allées et les chaussées sont régulièrement entretenues par l’Etat depuis vingt ans .

 

Après avoir remercié l’ensemble des participants pour leur présence, Philippe Maffre lève la séance en constatant le désaccord qui persiste entre, d’une part l’AAAC et le Comité des Sites, favorables au projet, et d’autre part, le Comité de Défense de l’avenue du Château et Vivre à Meudon, résolus à s’opposer, par tous les moyens, à sa mise en œuvre.

La DRAC considère comme inacceptable le fait menacer la propriété d’autrui, encore plus quand il s’agit d’une propriété publique, et encore davantage quand celle-ci est protégée pour un motif d’intérêt public qui est celui des Monuments historiques. Ceux qui y portent atteinte, ou menacent de le faire, devront répondre de leurs actes.

 

[1]           Chiffres correspondant au projet de 2010, qui ont été révisés depuis cette réunion en ce qui concerne la contre-allée Est. »

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